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Voici les 10 lycées de Bordeaux et la métropole qui sont fermés aujourd’hui.

Julien
5 octobre 2026

La mobilisation lycéenne se poursuit en Gironde ce lundi 5 octobre. Dix lycées du département doivent rester fermés par mesure de sécurité, tandis qu’une nouvelle journée nationale d’action est annoncée mardi. Après plusieurs jours de blocages, de dégradations et de tensions, les revendications sur les conditions d’enseignement restent au cœur du mouvement.

La rentrée de ce lundi 5 octobre ne ressemble pas à une rentrée ordinaire pour des milliers de lycéens girondins. Le rectorat de Bordeaux a indiqué que 13 établissements de l’académie seraient fermés ce lundi, dont 10 en Gironde et trois dans les Pyrénées-Atlantiques. Les familles concernées ont été informées via Pronote et un enseignement à distance doit être mis en place.

Parmi les établissements girondins cités par Sud Ouest figurent notamment les lycées Condorcet et François-Mauriac à Bordeaux, Victor-Louis et Alfred-Kastler à Talence, Jacques-Brel à Lormont, Pape-Clément à Pessac et Élisée-Reclus à Sainte-Foy-la-Grande. La liste officielle complète n’a pas été rendue publique par le rectorat pour des raisons de sécurité.

Une mobilisation qui dure depuis plusieurs jours

Le mouvement a pris une ampleur importante en Gironde au cours de la semaine précédente. Le jeudi 1er octobre, l’académie de Bordeaux indiquait que 18 lycées avaient dû fermer dans le département. Au plus fort de la mobilisation, environ 6 000 lycéens avaient participé aux rassemblements, notamment à Bordeaux, Lormont, Mérignac et Bègles, mais aussi à Libourne et Langon. Académie de Bordeaux

Cette journée avait également été marquée par des incidents. Le rectorat et la préfecture faisaient état de dégradations, de jets de projectiles et d’intrusions dans certains établissements. Vingt-neuf interpellations avaient été réalisées et plusieurs lycéens, personnels et membres des services de secours avaient été blessés. Académie de Bordeaux

À Bordeaux Bastide, le lycée François-Mauriac a notamment été touché par un incendie ayant endommagé sa façade et son hall d’entrée. Des travaux de sécurisation et de remise en état sont en cours.

Les lycéens réclament de meilleures conditions d’étude

Derrière les blocages, le mouvement porte plusieurs revendications concernant les conditions d’enseignement. Les sujets évoqués à l’échelle nationale concernent notamment les postes non pourvus, les absences de professeurs, l’état de certains bâtiments scolaires et plus largement les moyens accordés aux établissements.

Le mouvement est parti mi-septembre d’un lycée de Créteil avant de s’étendre progressivement à d’autres villes françaises. À l’échelle nationale, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé que 400 à 500 lycées pourraient connaître une suspension totale ou partielle des cours ce lundi lorsque les conditions de sécurité ne permettent pas d’accueillir les élèves normalement. euronews

Le ministère indiquait également dimanche que 24 établissements avaient été incendiés ou saccagés depuis le début du mouvement et que 78 personnels de l’Éducation nationale avaient été blessés. euronews

Une nouvelle journée de mobilisation mardi

La situation pourrait encore évoluer rapidement. Une nouvelle journée nationale d’action, présentée comme un « acte III » de la mobilisation lycéenne, est annoncée pour mardi 6 octobre. Des organisations lycéennes et étudiantes doivent être rejointes par des syndicats de personnels de l’Éducation nationale ainsi que par des représentants de parents d’élèves.

Le gouvernement demande de son côté une reprise des cours partout où la sécurité le permet et a annoncé plusieurs chantiers concernant notamment le remplacement des absences longues et des postes vacants ainsi que la rénovation des établissements scolaires. Europe 1

Concernant précisément « le moral des lycéens », thème mis en avant dans le sujet d’ICI Gironde transmis, je ne dispose pas du contenu de leurs témoignages : la page ICI n’est actuellement pas accessible à mon outil de consultation. Je n’attribue donc aucune déclaration ni aucun état d’esprit particulier aux élèves sans avoir pu entendre ou lire leurs propos.

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