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Incendie de Saumos : la reconstruction entre dans une nouvelle phase

Kyllian
9 septembre 2026
Incendie de Saumos : la reconstruction entre dans une nouvelle phase

Un peu plus d’un mois après l’incendie de Saumos, les services de l’État ont publié un nouveau point d’étape sur la reconstruction.
Aides aux salariés, indemnisations, infrastructures forestières et accompagnement sanitaire : plusieurs dispositifs sont désormais
engagés.

La reconstruction après l’incendie de Saumos s’organise

La préfète de la Gironde a réuni le 7 septembre les élus, les représentants des collectivités, les services de l’État, les
organisations professionnelles et les opérateurs concernés. Cette deuxième réunion consacrée à la reconstruction devait mesurer l’avancement des actions annoncées après la catastrophe.

Six comités opérationnels couvrent les principaux enjeux : logement, économie, emploi, agriculture, forêt, infrastructures et
accompagnement des populations. Leur objectif consiste à identifier les blocages et à coordonner des réponses qui impliquent plusieurs administrations.

Cette organisation intervient après un incendie d’une ampleur exceptionnelle. Le bilan opérationnel communiqué à la fin juillet
faisait état d’environ 42 000 hectares brûlés, de 224 000 évacuations préventives et de 240 habitations détruites. Ces chiffres étaient encore présentés comme provisoires.

Plus de 40 000 salariés concernés par l’activité partielle

Les conséquences économiques dépassent les seules parcelles forestières. Au 8 septembre, l’État indique avoir reçu 3 570 demandes d’autorisation d’activité partielle, correspondant à 2,9 millions d’heures et près de 40 700 salariés.

Au total, 2 710 établissements ont été autorisés à recourir au dispositif, dont 2 187 étaient situés dans des zones évacuées. Cette
mesure doit permettre aux entreprises empêchées de travailler de préserver temporairement les emplois.

Les services compétents avaient également reçu 1 369 demandes d’indemnisation, représentant près de 2,4 millions d’euros. La
préfecture annonce une capacité de traitement de 120 dossiers par jour et un paiement sous huit jours après validation.

Ces chiffres ne signifient pas que tous les préjudices sont déjà couverts. Ils donnent plutôt une mesure de l’impact économique de
l’incendie et de l’ampleur administrative du chantier.

Logement, santé et accompagnement des habitants

La reconstruction ne se limite pas au versement d’aides financières. Des solutions doivent être trouvées pour les familles privées de logement, les personnes fragilisées psychologiquement et les habitants ayant besoin d’un accompagnement administratif.

Le bus France Services de la Médullienne doit être renforcé par un agent supplémentaire. Des consultations spécialisées et des
téléconsultations pourront être organisées en appui des médecins généralistes, notamment en pédiatrie, pneumologie, cardiologie et
gériatrie.

Le soutien psychologique doit également se poursuivre pour les adultes et les enfants. Après les évacuations, la perte d’un logement ou d’un outil de travail et l’exposition prolongée au stress, le retour à une vie normale ne dépend pas seulement de la reconstruction matérielle.

La forêt girondine face à un chantier gigantesque

La remise en état des pistes, des points d’eau et des infrastructures de défense des forêts contre l’incendie représente une autre priorité.

Une première enveloppe de 250 000 euros a été annoncée pour la DFCI 33 et le GIP ATGeRi. Elle doit servir à recenser les dégâts, hiérarchiser les travaux et mettre à jour les données cartographiques. L’État indique qu’il financera la remise en état des pistes et des points d’eau.

La reconstitution forestière prendra plusieurs années. Elle soulève déjà des questions sur les essences à replanter, la diversité des
peuplements, la résistance à la sécheresse et la prévention des prochains incendies.

Les annonces actuelles ouvrent donc une phase opérationnelle, mais elles ne constituent pas encore un bilan financier définitif de la
catastrophe.

Une vigilance abaissée, mais des interdictions maintenues

Depuis le mardi 8 septembre, le risque feux de forêt en Gironde est revenu au niveau jaune, soit le niveau 2 sur 5. Plusieurs restrictions portant sur les activités ou la présence dans les espaces forestiers ont été levées.

La prudence demeure néanmoins obligatoire. Le feu à l’air libre, le tabac et le rejet de débris incandescents restent interdits dans les espaces exposés et jusqu’à 200 mètres de ceux-ci. Les lanternes volantes et le brûlage des déchets verts demeurent interdits dans tout le département.

L’accès aux secteurs directement incendiés reste également interdit aux personnes sans motif légitime.

L'état de Saumos après un mois

La reconstruction après l’incendie de Saumos est désormais engagée, mais elle ne fait que commencer. Les premiers chiffres montrent une mobilisation importante tout en révélant l’ampleur sociale, économique
et environnementale des conséquences.


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