Bien-être & Sport

7 spots pour débuter le trail autour de Bordeaux

Ayoub
6 novembre 2026

Bordeaux est plate. C’est la première chose qu’on vous sortira si vous annoncez que vous voulez vous mettre au trail ici.

C’est à moitié vrai. La rive gauche ne monte pas beaucoup, d’accord. Mais la rive droite grimpe sur toute sa longueur, et il y a largement assez de côtes dans les coteaux pour mettre des mollets de débutante à l’agonie. Le vrai problème n’est pas le relief. C’est de savoir où aller quand on n’a jamais quitté le bitume.

Voici sept endroits où commencer, du plus facile au plus sérieux.

Vos chaussures de route ne tiendront pas sur un sentier mouillé

On peut très bien faire ses premières sorties avec ce qu’on a déjà. Sur un chemin sec et large, une paire de route passe sans problème.

Ça se gâte au premier sentier humide en descente. La semelle de route n’accroche pas, vous freinez avec les orteils, vous terminez crispée des épaules aux chevilles. Une chaussure de trail, c’est d’abord des crampons et un peu plus de maintien sur les côtés.

Côté matériel, i-Run a regroupé ses chaussures de trail pour les femmes qui débutent ce sport, avec les modèles les plus amortis en tête de rayon. Pour une première paire, visez généreux sur l’amorti : les descentes des coteaux tapent beaucoup plus fort que le quai des Chartrons.

Et si le goudron vous va très bien pour l’instant, on a déjà fait le tour des meilleurs spots pour courir à Bordeaux.

Sentier de trail dans les coteaux de la rive droite à Bordeaux

Lormont : la côte de l’Ermitage pour voir ce que valent vos jambes

Le parc de l’Ermitage Sainte-Catherine, c’est un lac posé au pied d’une falaise calcaire, à Lormont. Vous êtes en pleine métropole et vous avez l’impression d’être parti loin.

L’intérêt pour débuter : les chemins qui remontent vers le haut du parc sont courts. Vous montez, vous redescendez, vous recommencez. C’est la façon la moins décourageante d’apprendre à grimper en courant, parce que vous n’êtes jamais engagée pour quarante minutes de côte.

Le coin sert déjà de terrain de jeu aux organisateurs locaux. On vous avait parlé de l’urbain trail d’Halloween à Lormont, qui exploite exactement ce relief.

Floirac : le bois de la Burthe pour les jours de cagnard

Le bois de la Burthe prolonge la chaîne des coteaux vers le sud. C’est boisé, c’est ombragé, et ça tombe bien parce que courir sur les coteaux en plein mois de juillet à découvert, personne ne tient.

Le terrain alterne les chemins larges et les sentiers plus étroits. Vous pouvez tourner longtemps sans refaire deux fois la même boucle, ce qui aide quand on commence et qu’on n’a pas envie de compter ses tours.

Relier les parcs des coteaux, le jour où une heure ne fait plus peur

Voilà la sortie à garder sous le coude pour plus tard.

Les parcs de la rive droite forment une chaîne continue de Bassens à Floirac, en passant par Lormont et Cenon. Le parc Palmer, à Cenon, offre la vue sur Bordeaux qui justifie à elle seule de monter jusque-là.

Enchaîner plusieurs parcs d’affilée, c’est votre première vraie sortie trail : du dénivelé qui revient sans arrêt, des sentiers, du goudron entre deux parcs, et la sensation d’avoir traversé quelque chose. Commencez par deux parcs. Vous ajouterez les autres quand les descentes cesseront de vous casser les cuisses.

Pessac : le Bourgailh, la seule vraie bosse de la rive gauche

Le bois du Bourgailh est une colline reboisée à Pessac. Sur une rive gauche désespérément horizontale, c’est une anomalie, et les coureurs du secteur le savent.

Les chemins montent en lacets jusqu’en haut. Rien d’alpin, mais de quoi faire travailler le cardio autrement qu’en accélérant. Pour qui habite à l’ouest de Bordeaux, ça évite la traversée du centre un dimanche matin.

La Forêt du Bourgailh

Blanquefort : Majolan pour une première sortie sans se faire peur

Si vous n’avez jamais couru ailleurs que sur du plat, commencez ici.

Le parc de Majolan mélange un lac, des grottes artificielles et des allées de parc à l’anglaise. Le dénivelé est anecdotique. Mais vous quittez le trottoir, vous courez sur de la terre, vous apprenez à regarder où vous posez les pieds. C’est précisément le but d’une première séance.

Et le décor est assez beau pour que la sortie ne ressemble pas à un entraînement.

Gradignan : suivre l’Eau Bourde quand on part vraiment de zéro

L’Eau Bourde traverse Gradignan en reliant plusieurs parcs par un couloir de verdure. Vous suivez le ruisseau, vous passez d’un parc à l’autre, vous faites demi-tour quand vous en avez assez.

C’est plat, c’est ombragé, c’est balisé. Aucun risque de se perdre ni de tomber sur une montée à 20 % au détour d’un virage. Pour une reprise ou une première sortie en terre, difficile de faire plus accueillant.

Hostens : la sortie du dimanche pour goûter au vrai trail

Le domaine départemental d’Hostens, au sud de la Gironde, c’est une autre affaire. D’anciennes exploitations de lignite transformées en lacs, de la forêt de pins partout, des kilomètres de chemins.

C’est là que se court le Trail des 4 Lacs d’Hostens. Même sans dossard, le site se prête parfaitement à une sortie longue : le sol est souple, le sable des Landes amortit, et vous pouvez courir une heure sans croiser une voiture.

Prévoyez de l’eau. Il n’y a pas une fontaine tous les cinq cents mètres comme sur les quais.

Courir seule au début, c’est le meilleur moyen d’arrêter

Trois sorties en solo dans le froid de janvier et le projet trail passe à la trappe. Ça n’a rien à voir avec la motivation.

À Bordeaux, plusieurs groupes tournent sans aucune logique de compétition. A2 Running fait courir en groupe des gens qui ne visent aucun chrono, et c’est souvent comme ça qu’on s’accroche assez longtemps pour commencer à aimer.

Après, quand le virus vous aura attrapée, il y a toujours un dossard qui traîne. Le Marathon des 2 Rives propose aussi du semi et du 10 km, de quoi se donner une date dans le calendrier.

Commencez par Majolan ou Gradignan, gardez l’Ermitage pour la troisième sortie. Hostens attendra le printemps.

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