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On va peut-être bientôt pouvoir se baigner dans la Garonne !

Julien
15 juillet 2025

À Bordeaux, la question revient chaque été : peut-on se baigner dans la Garonne ? Entre les courants puissants, les eaux troubles et les interdictions officielles, la réponse a toujours été un non poli… jusqu’à maintenant. Car depuis le 5 juillet 2025, la Seine accueille ses premiers nageurs à Paris. Et Bordeaux, qui ne compte pas rester sur le quai, envisage sérieusement d’ouvrir une zone de baignade dans la Garonne. Deux pistes sont sur la table : une zone protégée directement dans le fleuve ou une baignade aux Bassins à flot. Rien n’est encore acté, mais le projet est lancé, les études sont en cours, et l’envie est réelle.

Une idée qui nage dans les esprits bordelais

La baignade à Bordeaux, ce n’est pas nouveau comme débat. Chaque été, entre deux canicules et un plouf interdit, les Bordelais regardent la Garonne avec un petit air frustré. Mais en 2025, avec le coup d’envoi officiel des baignades dans la Seine, le maire Pierre Hurmic relance sérieusement la machine.

Son idée ? Créer une zone de baignade dans la Garonne, inspirée de ce qui se fait à Québec, ville jumelle de Bordeaux. Là-bas, on plonge dans le Saint-Laurent. Ici, on pourrait en faire autant dans la Garonne, avec en prime une vraie réflexion écologique sur la qualité des eaux et les usages urbains du fleuve.

Deux pistes pour se mouiller… sans se noyer

Le projet est encore à l’étude, mais deux solutions sont sur la table :

1. Une zone dans le lit du fleuve

On parle ici d’un espace de baignade en eau vive, directement dans la Garonne. Mais attention, ce n’est pas un plongeon improvisé. Il faudrait créer une infrastructure sérieuse : rideaux anti-courant, pontons, filets de sécurité, passerelles, dragage du fond… Le tout pour un coût estimé à 10 millions d’euros.

Cette option offre l’avantage d’un contact direct avec la Garonne, en plein cœur de la ville. Mais elle pose aussi des problèmes sérieux : courants violents, crues, embâcles, surveillance renforcée. La marée fait bouger jusqu’à 5 000 m³ d’eau par seconde dans le coin, contre 250 m³ pour la Seine. C’est un sacré défi.

2. Une baignade aux Bassins à flot

Se baigner aux Bassins à Flot

Plus réaliste à court terme, la baignade aux Bassins à flot repose sur un espace en eau calme, plus facile à sécuriser. Moins de courant, moins d’embâcles, mais un contrôle sanitaire plus strict, car l’eau y stagne davantage.

Cette option coûterait entre 2 et 3 millions d’euros. Elle semble plus simple à mettre en œuvre, même si elle implique aussi une coordination avec le Grand Port maritime de Bordeaux, qui gère la zone. Ce serait un bon compromis pour une baignade à Bordeaux, tout en gardant un œil sur la sécurité.

Peut-on se baigner dans la Garonne aujourd’hui ?

Pour l’instant, la réponse reste non. Il n’existe pas encore de zone de baignade autorisée dans la Garonne, ni dans ses bras, ni aux Bassins à flot. Nager dans le fleuve reste interdit, pour des raisons évidentes de sécurité et de qualité d’eau.

Cela dit, l’idée avance. Et avec la pression du changement climatique et la demande grandissante des habitants, le projet de baignade dans la Garonne pourrait devenir réalité plus vite qu’on ne le pense.

La baignade à Bordeaux : une attente qui grandit

L’envie est là, et les Bordelais ne sont pas les seuls à la ressentir. Partout en Europe, les villes repensent leurs fleuves comme des espaces de vie, pas seulement de transit. Berlin, Copenhague, Lyon ou Paris l’ont déjà compris. Alors, pourquoi pas Bordeaux ?

Zone de baignade dans la Garonne

En attendant, les seuls endroits où on peut vraiment se baigner autour de Bordeaux, ce sont les lacs (Lac de Bordeaux, Lac de Cazaux, Lac d’Hourtin…), ou l’océan. Mais pour beaucoup, c’est loin, ou compliqué d’accès sans voiture. Une vraie zone de baignade dans la Garonne, ce serait un changement de cap.

Pourquoi ce projet pourrait vraiment changer la ville ?

Ce n’est pas juste une affaire de baignade. Ce projet, s’il voit le jour, aura des effets secondaires intéressants :

  • Amélioration de la qualité de l’eau, car on devra surveiller les rejets et les pollutions de plus près.
  • Réappropriation de l’espace fluvial par les habitants.
  • Lutte contre les îlots de chaleur en centre-ville.
  • Création d’un lieu de détente gratuit, accessible à tous.

Bref, ce serait un vrai service public estival, qui viendrait compléter les piscines municipales et les bases nautiques. Et sans doute un petit coup de boost pour l’attractivité de Bordeaux l’été.

Et maintenant ? On attend la suite

Aucune date n’a encore été annoncée. Pierre Hurmic est prudent : le chantier est complexe, les autorisations nombreuses, les contraintes techniques importantes. Mais l’étude est lancée, et l’idée fait son chemin.

D’ici quelques années, qui sait ? Peut-être que la baignade dans la Garonne fera partie du quotidien des Bordelais. En attendant, on croise les doigts… et on reste à l’ombre.

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