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Une soirée incroyable 100% gratuite au CAPC pour célébrer la nouvelle exposition de Rammellzee, icône du grafitti new-yorkais

Julien
14 novembre 2025

L'article est sponsorisé par le CAPC.

Le vernissage au CAPC consacré à Rammellzee aura lieu jeudi 20 novembre 2025 et ouvre Rammellzee Alphabeta Sigma (Face B), une exposition à Bordeaux qui prolonge le premier chapitre présenté au Palais de Tokyo. L’accès de la soirée sera gratuit au CAPC de Bordeaux, où le public pourra découvrir l’univers cosmique et futuriste de cet artiste majeur du hip-hop new-yorkais. Le musée restera ouvert de 19h à 23h, avec une conférence inaugurale à 18h, un verre offert et un DJ set B2B assuré par Jay Ramier et Toxic au Café du musée.

Le nom de Rammellzee intrigue depuis des décennies. À Bordeaux, il arrive comme un météore visuel. Le vernissage du 20 novembre ouvre la séquence “Rammellzee Alphabeta Sigma (Face B)”, un chapitre pensé comme un miroir parallèle à la grande rétrospective parisienne du Palais de Tokyo. Le CAPC ne se contente pas de suivre la vague : il ouvre sa propre dimension et invite le public à s’y glisser.

Dès l’annonce du vernissage, un détail a fait briller les yeux de beaucoup : c’est gratuit. Ça change de certaines soirées culturelles où l’on hésite à entrer par peur de devoir hypothéquer un rein. Ici, on vient, on découvre, on trinque, et on danse. Bordeaux sait recevoir.

Un programme pensé comme une entrée en matière sonore et visuelle

Le musée ouvrira exceptionnellement de 19h à 23h pour célébrer cette plongée dans les codes, les machines et les mythologies inventées par Rammellzee. L’idée n’est pas juste de déambuler en silence. L’idée est d’entrer dans un flux.

RAMMELLZEE ALPHABETA SIGMA (FACE B)
© Mari Horiuchi

Avant même le début officiel du vernissage, le public pourra assister à une conférence animée par les deux commissaires de l’exposition, Cédric Fauq et Hugo Vitrani. Une heure pour saisir l’envergure de cet artiste qui parlait des lettres comme d’armes prêtes à en découdre avec le langage normé. Et avec lui, chaque lettre défie une règle.

Le vernissage lance ensuite la soirée. Verre offert pour démarrer, découverte des espaces du musée au rez-de-chaussée et dans la galerie Ferrère, puis montée au Café du musée. Ce dernier se transforme en cockpit sonore grâce à un DJ set B2B de Jay Ramier et Toxic. De 20h30 à 23h, ils feront vibrer le lieu comme un vieux wagon de métro new-yorkais réinventé.

Un DJ set B2B qui raconte une histoire

Le choix de Jay Ramier et Toxic n’a rien d’un hasard. Leur duo n’est pas une simple addition de playlists. C’est un dialogue entre deux trajectoires ancrées dans la création urbaine.

Toxic, alias Torrick Ablack, est né dans le sud du Bronx en 1965. Figure du graffiti des années 1980, compagnon de route de Rammellzee et Basquiat, il a toujours fait de la couleur un acte. Ses œuvres et sa présence racontent une lutte douce mais insistante contre l’ordre établi. Ramier, lui, est un pionnier du hip-hop en France. Il navigue entre diasporas, musiques et identités noires pour créer des croisements sonores et politiques. Ensemble, ils construisent un set qui flirte avec la spiritualité autant qu’avec la pulsation brute.

L’exposition : la FACE B d’un créateur inclassable

Après la fête, place à une immersion. L’exposition Rammellzee Alphabeta Sigma (Face B) plonge dans l’univers qu’il développe dès 19 ans, avec le Gothic Futurism. Ce concept établit un lien entre les moines copistes et les graffeurs. Tous deux manipulent la lettre. Tous deux cherchent à la libérer.

Vernissage au CAPC

Rammellzee déplace les frontières entre sculpture, poésie et science-fiction. Ses lettres deviennent des armes, équipées d’appendices et de mécanismes imaginaires. Ses œuvres ressemblent à des vaisseaux, prêtes à décoller de leur support. Et sa pensée se nourrit aussi bien de mécanique quantique que de futurisme italien ou de culture mecha.

La Face B au CAPC se déploie en deux séquences. La première repositionne son travail dans le New York des années 1980, aux côtés de Basquiat, Phase 2 ou Madonna. Une époque dense, où l’esthétique urbaine débordait de chaque mur. La seconde met ses œuvres en regard d’archives visuelles rares, traces d’un artiste qui aimait brouiller les pistes.

Le CAPC renouvelle par ailleurs sa collaboration avec l’architecte-scénographe Pascal Rodriguez, ainsi qu’avec le studio Akakir, chargé de la timeline, véritable colonne vertébrale du projet.

Ce que cette exposition à Bordeaux change dans la lecture du hip-hop visuel

On pense souvent le hip-hop comme une musique. Rammellzee rappelle qu’il fut aussi un laboratoire philosophique, graphique et linguistique. En installant sa Face B à Bordeaux, le CAPC permet au public de toucher du regard ce mouvement profond où les lettres deviennent des guerrières, où le chaos graphique devient méthode et où la culture urbaine s’invente comme une science à part entière.

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