Bordeaux : Pourquoi les enseignants manifesteront le 26 janvier

il y a 2 ans

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Une intersyndicale regroupant cinq entités a annoncé un mouvement de grève le mardi 26 janvier. C’est place de la République à 11h30 que la manifestation débutera.

Dans le secteur de l’Éducation Nationale, le ton monte et les esprits s’échauffent. Un appel à la grève a été lancé par cinq entités (FSU, FO, CGT Educ’Action, Sud Education et Snalc). Mais quelles sont les raisons de ce mouvement ?

Des métiers trop dévalorisés

La revalorisation des métiers liés à l’enseignement est l’une des principales problématiques. Jean-Pascal Méral, secrétaire académique du syndicat Snes-FSU précise :

“Le ministre, M. Blanquer, l’avait promise dans le cadre du Grenelle de l’Éducation. Mais les discussions, qui devaient déboucher sur un plan pluriannuel, ont fait pschitt. L’enveloppe de 500 millions d’euros prévue initialement a été réduite à 400 millions et ne servira qu’au financement de mesures déjà annoncées. De fait, il n’y a pas de réelle revalorisation. Ce ne sont pas les quelques dizaines d’euros de plus pour nos jeunes collègues qui rendront nos métiers plus attractifs. Les concours attirent de moins en moins de candidats, les problèmes de recrutement s’accentuent”.

Des conditions de travail dégradées

Ce mouvement de grève est aussi dû aux conditions de travail jugées trop dégradées. Bordeaux est particulièrement touché par cette pression démographique.

S’ajoutent à cela des moyens d’enseignement préparés pour la rentrée 2021 jugés trop beaucoup trop insuffisants. 1883 postes ont été supprimés dont 104 à l’échelle de l’académie Bordeaux. De ce fait, les syndicats mobilisés souhaitent la création d’un collectif budgétaire pour freiner ces suppressions de postes.

Des réformes instables

Enfin, ce sont les réformes du collège et du lycée qui posent problème.  “C’est un peu masqué par la crise mais on voit bien qu’elles ne fonctionnent pas” ajoute Jean-Pascal Méral. Il redoute également le passage au contrôle continu ainsi que l’impossibilité d’organiser des examens. Ce flou omniprésent risque selon lui, d’infliger des dégâts irrémédiables sur les lycéens.