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Girondins de Bordeaux : De la gloire européenne à la survie, histoire d’un monument en péril

Julien
19 juin 2026

Si l'actualité du FC Girondins de Bordeaux s'écrit aujourd'hui davantage dans les tribunaux que sur les terrains, le club reste l'un des monuments historiques du football français. Entre victoires juridiques récentes pour sa survie et retour sur plus de 140 ans d'une histoire riche en rebondissements, plongée au cœur de la saga bordelaise.

Girondins de Bordeaux le 14 mai 2022

Les Girondins de Bordeaux viennent d'obtenir une jurisprudence historique dans le monde du football. La FIFA a décidé de lever l'interdiction de recrutement internationale qui frappait le club depuis mars dernier. Cette sanction faisait suite au non-paiement de 1,5 million d'euros au Sporting Gijón pour le transfert du milieu espagnol Pedro Diaz en 2023.

L'argument de la défense bordelaise a fait mouche : l'adoption d'un plan de continuation par le tribunal de commerce (prévoyant l'écrasement de 90 % de la dette et son étalement sur dix ans) rendait ce paiement caduc. Cette décision internationale écarte de fait les recours d'autres clubs étrangers, voyant ainsi leurs créances réduites à 10 % du montant initial.

Aperçu des créances internationales réduites :

Club créancierJoueur concernéCréance initiale
NK MariborZan Vipotnik2 000 000 €
AEK AthènesClément Michelin600 000 €
Dinamo BatumiZuriko Davitashvili550 000 €
Fédération suisseVladimir Petkovic500 000 €
Farul ConstantaAlexis Pitu190 000 €

En France, les clubs lésés (Amiens, Guingamp, Lille) avaient déjà renoncé à leurs recours, sachant la démarche vaine face à la loi française sur les procédures collectives. De plus, la Fédération Française de Football (FFF) a jugé inapplicable sur son territoire d'autres sanctions de la FIFA concernant les indemnités de formation (pour Vipotnik et Pitu), ces dettes n'ayant pas été déclarées au tribunal de commerce. Le club tente désormais de faire lever ces dernières interdictions à l'échelle internationale.

Girondins de bordeaux l'histoire
L'équipe des Girondins en 1922, source : I.raskolnikov

L’histoire de cette institution incontournable de la région Nouvelle-Aquitaine débute il y a un peu plus de 140 ans. C'est très précisément le 1er octobre 1881 que voit le jour la « Société de gymnastique et de tir des Girondins ». À cette époque, le club est domicilié rue Sanche-de-Pomiers, en plein cœur du quartier Saint-Michel. Ce secteur emblématique de Bordeaux, situé non loin du célèbre marché des Capucins, abrite alors une forte communauté espagnole. Sous la présidence du docteur André Chavois, le club omnisports affiche déjà des couleurs singulières : les athlètes portent un maillot gris perle, orné d'un empiècement triangulaire rayé de rouge et de blanc. Très vite, la structure se développe et propose de multiples disciplines telles que les agrès, l'aviron, la course à pied, les sports équestres ou encore l'escrime.

Il faut patienter jusqu'en 1910 pour voir l'apparition de la section football au sein du club. Cette initiative est portée par Raymond Brard, l'une des toutes premières figures historiques de l'entité girondine. Les débuts sont cependant très modestes. Le football n'en est qu'à un stade embryonnaire en France. Les joueurs bordelais de l'époque ne portent même pas encore de short, évoluant en simple chemise, et s'entraînent sur un terrain particulièrement bosselé et caillouteux situé sur la commune de Mérignac.

Cette première tentative ne dure qu'une seule saison. Le véritable redémarrage s'opère en 1919. Le premier match officiel de la section football se déroule en 1920, une rencontre qui se solde par une véritable correction : une défaite 0-12 face à la Section burdigalienne, qui s'impose alors comme le meilleur club de la région.

Durant les années 1930, le paysage footballistique bordelais est dominé par deux grandes formations : le Sporting Club la Bastidienne et le Club Deportivo Español (une équipe exclusivement composée de joueurs issus de la communauté espagnole). Après de nombreuses péripéties administratives et sportives, l'année 1936 marque un tournant majeur. Le club des Girondins Guyenne Sport fusionne avec le Football Club de Bordeaux pour donner naissance au Girondins de Bordeaux Football Club. La grande épopée professionnelle des Marine et Blanc peut officiellement commencer.

Girondins de bordeaux l'histoire
Girondins de Bordeaux en 1941, source : photos d'époque

Les premiers pas du FCGB coïncident tragiquement avec le déclenchement de la guerre civile d'Espagne. Fuyant la dictature franquiste, de nombreux opposants trouvent refuge dans le Sud-Ouest de la France. Parmi eux, de très grands noms du football basco-espagnol décident de signer avec le club bordelais. L'équipe accueille ainsi des personnalités légendaires telles que l'entraîneur Benito Diaz, affectueusement surnommé « le sorcier basque » (et ancien technicien de la Real Sociedad), Santiago Urtizberea dit « le taureau de Guipuzkoa », ou encore Jaime Mancisidor, connu sous le nom de « El pape ». Cette infusion de talent brut permet aux Girondins de frapper fort d'entrée de jeu en remportant le double titre de champion du Sud-Ouest et de champion de France amateur dès 1937.

Le développement de l'équipe s'accompagne d'un changement d'enceinte. D'abord résidents du Stade des Chartrons, les footballeurs bordelais prennent possession du tout nouveau stade municipal. Le Parc Lescure est inauguré en grande pompe le 13 juin 1938 par le maire Adrien Marquet. Ce joyau architectural fait temporairement de Bordeaux la capitale mondiale du ballon rond, accueillant 19 000 spectateurs venus admirer les Brésiliens affronter les Tchécoslovaques lors d'un quart de finale de Coupe du monde.

Girondins de bordeaux l'histoire
Finale de la Coupe de France en 1941, opposant SC Fives aux Girondins de Bordeaux

L'éclatement de la Seconde Guerre mondiale en 1939 bouleverse le pays. Pourtant, sous l'occupation allemande, le club s'accroche à ses rêves de grandeur et continue de jouer. Renforcée en 1943 par l'arrivée de Jean Swiatek, joueur d'origine polonaise, l'équipe parvient à décrocher le titre de champion de France de la zone occupée en 1944, en battant l'AS Cannes (2-1).

Au sortir de la guerre, en 1946, Bordeaux est la quatrième plus grande ville de France et revendique légitimement une équipe de football de tout premier plan. Les dirigeants bâtissent une machine à gagner. Camille Libar, un buteur luxembourgeois providentiel, rejoint l'effectif en 1948. L'année suivante, c'est l'attaquant néerlandais Lamberthus de Harder qui signe au club. L'impact est immédiat : le Hollandais inscrit 21 buts dès sa première saison. Cette force de frappe mène les Girondins de Bordeaux à la consécration ultime en 1950, avec le premier titre de champion de France de l'histoire du club.

Girondins de bordeaux l'histoire
Finale Coupe de France 1952 Nice-Bordeaux, source : Gundan

Au début des années 50, Bordeaux s'installe durablement parmi l'élite du football français. Durant quatre ans, seul l'OGC Nice parvient véritablement à rivaliser avec les Girondins. L'un des moments marquants de cette rivalité se déroule le 4 mai 1952. Lors de la finale de la Coupe de France disputée au stade de Colombes (Paris) devant 61 485 spectateurs, et retransmise pour la toute première fois en direct à la télévision, Nice s'impose sur le score spectaculaire de 5 à 3.

La saison 1952-1953 démarre pourtant de manière flamboyante avec onze matchs sans défaite, mais l'équipe finit par accuser le coup. Face aux départs à la retraite de plusieurs cadres, le club tente d'insuffler un nouveau souffle en recrutant notamment le jeune Roland Guillas, formé à Lorient et âgé de seulement 17 ans. Malgré ces efforts, l'hiver glacial de la saison 1955-1956 précipite la chute inéluctable du club en deuxième division (D2). Sous le feu des critiques de la presse et du public, Bordeaux remonte en D1 en 1959, pour malheureusement redescendre en D2 dès la saison cauchemardesque de 1959-1960.

Les années 1960 voient le retour de Roland Guillas (le « petit Kopa ») en 1964, sous la houlette de l'entraîneur Salvador Artigas. Le club retrouve l'élite en 1962, mais entame une incroyable série de malchance qui lui vaudra le surnom d'équipe souffrant du « syndrome Poulidor ». Les Bordelais terminent en effet trois fois vice-champions de France (en 1965 et 1966 derrière le FC Nantes, puis en 1969 derrière l'AS Saint-Étienne). Pis encore, ils s'inclinent lors de trois finales de Coupe de France au cours de la même décennie (1964, 1968, 1969).

La décennie suivante (1970-1980) s'annonce comme une longue période de vaches maigres. L'équipe lutte systématiquement pour le maintien et se recentre sur un football dit « identitaire », s'appuyant sur les talents de la région. C'est l'époque de l'éclosion d'Alain Giresse. Né en août 1952 à Langoiran (dans l'Entre-deux-Mers), « Gigi » dispute son premier match professionnel en 1970. Véritable magicien du ballon rond et meilleur buteur de l'histoire du club, il porte l'équipe sur ses épaules, lui évitant la relégation saison après saison, jusqu'à la conduire vers l'âge d'or.

Girondins de bordeaux l'histoire
Marius Trésor en 1971, source : Panini

À l'aube des années 1980, l'histoire des Girondins de Bordeaux prend une dimension spectaculaire sous l'impulsion de Claude Bez. Déterminé à faire de Bordeaux un géant du football européen, d'énormes moyens financiers sont injectés. Le 14 novembre 1981, sous le patronage du maire Jacques Chaban-Delmas, la section football se détache définitivement du club omnisports. Le Football Club des Girondins de Bordeaux (FCGB) naît officiellement, présidé par Eric Bez. En 1983, l'équipe quitte le domaine de Rocquevielle (utilisé depuis 1960) pour s'installer au château du Haillan, propriété de la municipalité, qui deviendra un centre d'entraînement mythique.

Avec son emblématique moustache et son tempérament volcanique, le président fait venir une pléthore d'internationaux et s'impose face aux cadors de l'époque (Nantes, Saint-Étienne, Strasbourg). Dirigés d'une main de maître par l'entraîneur Aimé Jacquet, les Marine et Blanc alignent des joueurs de légende : Patrick Battiston, Marius Trésor, René Girard, Léonard Specht, Gernot Rohr, Dominique Dropsy, et bien sûr Jean Tigana.

Le palmarès s'étoffe de manière vertigineuse :

  • Trois titres de champion de France (1984, 1985, 1987).
  • Deux Coupes de France consécutives remportées face à l'Olympique de Marseille (1986 et 1987).
  • Deux demi-finales de Coupes d'Europe mémorables (1985 et 1987).

Cette incroyable génération dorée ne brillera pas seulement en club, puisqu'elle constituera l'ossature de l'équipe de France d'Aimé Jacquet, victorieuse de l'Euro 1984 et demi-finaliste des Coupes du monde 1982 et 1986.

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Ligue 1 Bordeaux vs Lyon 2012, source : Hervé Simon

La fin de cette époque fastueuse est aussi brutale que retentissante. À l'issue de la saison 1990-1991, achevée à la dixième place, le gendarme financier (la DNCG) relègue administrativement Bordeaux en D2 en raison d'un colossal déficit budgétaire, estimé à l'équivalent de 45,7 millions d'euros actuels. Claude Bez est poussé à la démission. L'ancien homme fort du club sera condamné en 1994 pour escroquerie (affaire du centre du Haillan) avant de décéder en 1999 d'une crise cardiaque.

Alain Afflelou et Jean-Didier Lange prennent les rênes dès 1991. Les années 90 sont marquées par un exploit qui restera gravé à l'encre indélébile dans l'histoire du football français : le 16 mars 1996. En quart de finale retour de la Coupe de l'UEFA, les Girondins terrassent l'immense AC Milan sur le score de 3-0. Ce match de légende porte la signature d'un futur Ballon d'Or, Zinedine Zidane, mais aussi de Bixente Lizarazu, du Néerlandais Richard Witschge et surtout de Christophe Dugarry, auteur d'un doublé foudroyant en trois minutes.

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PSG-Bordeaux, 18 novembre 2006, source : TaraO

Cette dynamique européenne porte ses fruits sur le plan national à la fin de la décennie. En 1999, dirigés par l'entraîneur Elie Baup, les Marine et Blanc arrachent le titre de Champion de France au terme d'une lutte acharnée face au Paris Saint-Germain. Menée par le capitaine Michel Pavon, et portée par Ulrich Ramé, François Grenet, Ali Benarbia, Pascal Feindouno, Sylvain Wiltord et Johan Micoud, l'équipe célèbre ce titre dans la nuit du 29 au 30 mai avec plus de 30 000 supporters en fusion au parc Lescure. Du jamais vu.

Ce succès coïncide avec un bouleversement institutionnel majeur. Le 26 avril 1999, le conseil d'administration vote le rachat unanime du club par le groupe télévisuel M6. Sous l'impulsion de Jean Drucker, de lourds investissements sont réalisés pour moderniser Le Haillan, dotant le club de l'un des centres de formation les plus performants du pays, avec pour ambition de briller en Europe à l'horizon 2006-2007.

Girondins de bordeaux l'histoire
Girondins de Bordeaux en 2008, source : John Dobson

Le pari de M6 s'avère gagnant. Le redoutable attaquant portugais Pedro Miguel Pauleta (l'« Aigle des Açores ») offre au club la Coupe de la Ligue en 2002. Cinq ans plus tard, en 2007, une nouvelle génération composée de joueurs tels que Mavuda, Faubert, Chamakh, Planus ou Darcheville réédite l'exploit face à l'Olympique Lyonnais.

L'année 2009 marque l'apogée moderne des Girondins. Sous les ordres de Laurent Blanc et sublimé par un Yohann Gourcuff au sommet de son art (véritable "golden-boy" de la Ligue 1), Bordeaux empoche son sixième titre de champion de France. Cette même année faste est couronnée par une victoire en Coupe de la Ligue, un Trophée des champions (faisant suite à celui de 2008) et un parcours exceptionnel en Ligue des champions. Seul l'Olympique Lyonnais fera mieux sur cette décennie. Le dernier trophée majeur en date du club sera soulevé en mai 2013 : une victoire 3-2 au Stade de France face à Évian Thonon Gaillard pour s'adjuger une quatrième Coupe de France. Depuis, le déménagement vers le nouveau stade Matmut Atlantique en 2015 n'a malheureusement accompagné aucun succès sportif notable.

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Virage sud des supporters des Girondins de Bordeaux, source : Prométhée

Le 6 novembre 2018 marque la fin de l'ère M6 après 19 années de stabilité. Le club est vendu aux fonds d'investissement américains GACP (General American Capital Partners) et King Street. Les Girondins deviennent ainsi le dixième club français à passer sous pavillon étranger. La présidence est confiée à Frédéric Longuépée, ancien dirigeant du PSG.

Ce qui devait être le « rêve américain » se transforme rapidement en cauchemar absolu. Seulement trois ans plus tard, le 23 avril 2021, King Street décide de stopper les frais et se retire. Le club bordelais, au bord de la cessation de paiement avec un déficit estimé entre 60 et 80 millions d'euros, est placé d'urgence sous la protection du tribunal de commerce.

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Stade Matmut Atlantique en 2023, source : Danny Last

Le 21 juin 2021, un accord de rachat est trouvé entre King Street, le créancier Fortress et l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois Gérard Lopez. Avec le soutien actif de la Ville de Bordeaux et de la Métropole (qui valide la garantie du paiement du loyer du stade Matmut de 4,9 millions d'euros par an via l'entité Jogo Bonito), le club évite in extremis le redressement judiciaire. Le 23 juillet, la vente est homologuée. Longuépée quitte le club, le technicien suisse Vladimir Petkovic s'installe sur le banc et Admar Lopes prend la direction technique.

Cependant, le sauvetage financier (bâti sur un endettement massif) ne masque pas la catastrophe sportive. Dès janvier 2022, la trajectoire financière reste insoutenable, et l'équipe s'effondre sur le terrain (humiliée 6-0 à Rennes puis 5-0 à Reims). Petkovic est limogé en février au profit de David Guion. Rien n'y fait : le 22 mai 2022, malgré une victoire finale contre Brest (4-2), les Girondins finissent relégués en Ligue 2 après 31 années de présence continue dans l'élite. Pire, la DNCG prononce une rétrogradation administrative en National 1 en juin. À l'issue d'une bataille juridique haletante tout au long du mois de juillet (impliquant la FFF et le CNOSF), le club est réintégré en Ligue 2 à trois jours seulement de la reprise du championnat, sous surveillance stricte de sa masse salariale.

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US Concarneau - Girondins de Bordeaux, match de Ligue 2 en 2024, source : Hypotypose1

L'illusion du maintien sous perfusion prend tragiquement fin à l'été 2024. Le mardi 9 juillet, la sanction de la DNCG est sans appel : les Girondins sont rétrogradés en National en raison d'un gouffre financier avoisinant les 40 millions d'euros.

Une lueur d'espoir apparaît avec les négociations entamées avec le puissant groupe américain Fenway Sports Group (FSG), suscitant l'intervention inquiète du maire Pierre Hurmic et de la présidente de la Métropole, Christine Bost. Mais le feuilleton tourne court. Après s'être retiré le 16 juillet, FSG revient à la table des négociations le 22 juillet, avant de jeter définitivement l'éponge.

Dos au mur, le 23 juillet 2024, le club accepte sa rétrogradation administrative en National 1 et retire son appel. Le choc est immense : deux jours plus tard, la direction fait savoir à la Fédération Française de Football qu'elle renonce à son statut professionnel, fièrement détenu depuis 1937. Conséquence dramatique : tous les contrats des joueurs professionnels sont rompus et le prestigieux centre de formation ferme ses portes.

Mais la chute ne s'arrête pas là. Le 1er août 2024, estimant les garanties de Gérard Lopez insuffisantes malgré l'accord du Tribunal de commerce, la commission fédérale de contrôle rétrograde le club en National 2 (quatrième division). La réalité sociale frappe de plein fouet l'institution en octobre, avec le déploiement d'un plan social entraînant le licenciement économique de 82 salariés. En novembre 2024, le château du Haillan, autrefois fourmilière du football français, ne compte plus qu'une dizaine de salariés administratifs.

Désormais englué dans les tréfonds du football amateur, le club de Gérard Lopez a tout de même convaincu le tribunal de commerce de prolonger son redressement judiciaire jusqu'à fin janvier 2025. Une ultime prolongation pour tenter de trouver une issue vitale à une impasse financière inextricable, fruit de six années consécutives d'une gestion jugée irraisonnée.

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